vendredi 2 octobre 2009

Chers amis

[Estas letras las he hecho circular entre todos los miembros del proyecto. La respuesta de muchos de ellos ha sido, enojados y dolidos, decirme que no están de acuerdo]

Je vous écris maintenant pour vous dire que j’ai décidé de quitter le Projet et la Mauritanie. J’ai pris cette décision depuis un mois, et je vais partir mi-novembre. La décision n’a pas été facile, même plutôt très difficile à prendre pour moi. J’y ai beaucoup réfléchi et j’ai plusieurs fois presque décidé de rester, mais finalement je pars.

Il ne vaut pas la peine maintenant de vous expliquer les raisons qui sont derrière cette décision : des questions professionnelles premièrement, mais aussi personnelles, m’ont fait voir que c’est le mieux que je puisse faire maintenant, pour moi et pour le projet.

Je souhaite vous dire quelques dernières choses avant de partir : la première et la plus importante, est que je suis vraiment désolé si j'ai parfois manqué à mon devoir, fauté, vous ai dérangé ou autre chose ; rien de tout ça n'était dans mes intentions. J’ai essayé à tout moment de travailler avec vous le mieux que je sache, de collaborer avec vous de la meilleure façon que je connaisse et que je sois capable de faire. Je sais que parfois ça n’a pas été parfait, qu’il y a eu des problèmes et quelquefois des difficultés de compréhension. Mais je crois que ce sont des choses normales et qui arrivent quand on travaille en équipe. Chacun doit prendre ses responsabilités et il y a toujours des différences, mais ces différences sont bien si on trouve comment les résoudre pour continuer le travail.

Je veux vous souhaiter aussi du courage pour le travail ; il manque plus d’une année de Projet, et je suis convaincu que ce Projet VISA est très important pour le futur de l’agriculture de votre pays, de votre terre. Vous êtes en train de travailler pour améliorer le futur de beaucoup de familles en Mauritanie, pour qu’elles aient suffisamment d'aliments, pour que tous les membres de chaque famille puissent manger et s’en sortir beaucoup mieux que jusqu’à présent. Vous devez être courageux et bien travailler, car on peut attendre de votre travail et des résultats du Projet une augmentation considérable de la sécurité alimentaire du pays et que la Mauritanie devienne un jour souveraine du point de vue alimentaire. Votre travail est très important, pour votre futur professionnel mais aussi pour l'ensemble des familles de Mauritanie.

Avec les projets, il y a toujours des problèmes, comme dans tous les projets et bureaux autour du monde ; il faut continuer avec engagement, motivation et optimisme. Tous les problèmes sont toujours résolubles si on essaie de trouver la solution et si on ne se laisse pas vaincre par les dégâts et les difficultés. Je vous encourage à continuer votre travail avec engagement, maintenant avec le VISA mais aussi dans l’avenir avec quelque autre projet.

Finalement, il ne me reste qu'à vous remercier très sincèrement pour tout : pour votre hospitalité, pour avoir été très gentils avec moi, et surtout parce que vous m’avez montré, j’en suis convaincu, beaucoup plus que ce que j'ai pu vous montrer et aider. J’ai appris avec vous beaucoup de choses que je ne connaissais pas auparavant: un nouveau métier, vous m’avez montré ce qu'est l’agriculture, j’ai connu avec vous le travail de la terre.

Je veux remercier les amis du bureau à Nouakchott pour leur compagnie, leur aide et leur collaboration. Tout le reste des membres des composantes, et aussi merci au comptable pour son savoir-faire avec la complexité de son métier, au secrétaire et au très gentil planton, merci Boubekrine pour les litres et les litres de thé que j’ai beaucoup aimé!!!

Merci aussi à tous les chauffeurs du projet, aussi à ceux des antennes. Sans eux, je n’aurais jamais pu me sentir si tranquille pendant les voyages, si sûr. Merci pour leur patience avec moi, leur confiance et leur disponibilité à tout moment.

Je veux remercier Issa pour sa confiance depuis le premier jour que je suis arrivé en Mauritanie, son aide à tout moment et sa disponibilité pour tout. Par lui, j’ai appris beaucoup de choses des mauritaniens, de leur culture et de leurs coutumes. Merci pour son hospitalité toujours chez lui.

Je dois remercier vraiment beaucoup Mme Helena. Ça a été un grand plaisir et un grand honneur de travailler pour et avec elle, j’ai toujours eu sa confiance et son appui sans hésitation depuis la première fois qu’on a parlé au téléphone avant mon recrutement pour le Projet.

Merci aussi à Mariana, cette nouvelle amie espagnole que j’ai connue en Mauritanie, je n’oublierai jamais que nous sommes tous les deux arrivés ensemble et qu'on a partagé toute une année à connaître ce beau pays.

Je remercie de tout cœur tous les observateurs de la diversification, les techniciens et bien sûr les ingénieurs, sans vous tous je n’aurais pas vraiment connu la belle vallée du fleuve Sénégal. Les missions sur le terrain ont été, vraiment, les meilleurs moments de mon séjour en Mauritanie. J’étais chaque jour dans l'attente de partir à nouveau vers le fleuve, vers les champs, vers les périmètres…

Finalement, il ne me reste qu'à demander aux ingénieurs, techniciens et observateurs de faire arriver le dernier remerciement à tous les agriculteurs partenaires de la diversification dans tous les périmètres. Sans eux, le Projet serait impossible et n’aurait aucun sens ; à mon avis, ce sont eux l’âme du Projet.

Merci à tous, à bientôt et bon courage !!
Avec mes meilleures sentiments
Oriol

samedi 19 septembre 2009

Absurdos cotidianos


Se dan en este país dos sucesos curiosos que tienen tres características comunes: en primer lugar, se trata de cosas nimias y sin importancia hasta que dejamos de poder disfrutarlas al instante; en segundo lugar, son domésticas, cotidianas y son de un uso ya constante y en ocasiones abusivo; y en tercer lugar, en este país, responden a una misma causa, a una misma raíz. Se trata de dos elementos cuyo funcionar tecnológico depende del mismo motor que les da cuerda y nos facilita la vida y nos la hace menos sufrible.

Alguna vez os he dicho que en este país si no hay electricidad no hay agua. En muchos hogares evidentemente esto no tiene sentido, porque ni tienen grifos, ni baños, ni duchas ni nada parecido, sólo cuencos y tinajas de las que con cazos y cubos se saca el agua para cualquier uso, sea lavarse las partes a que religiosamente obliga cada rezo, sea lavarse las partes que culturalmente se lavan con agua en vez de con papel, vaya, sea lo que sea, hasta los trastos de comer…

Pero en aquellos hogares que sí disponen de esas modernidades propias de un sistema cañerífero, el agua sigue un circuito muy concreto. Un depósito de agua situado bajo el subsuelo de cada casa es aspirado por un motorcillo-bomba que levanta el agua hasta los tubos. Así, cada vez que se abre un grifo, las agujas de un medidor de presión descenderán hasta el punto de poner en marcha un motor impertinentemente ruidoso que volverá a llenar los tubos de agua. Y así una y otra vez, cada vez que te lavas los dientes, tiras de la cadena, lavas los platos, te duchas, te acompaña un ruido molesto que va in crescendo hasta que la presión ha llegado a su óptimo. Así, cada vez que se corta la electricidad, a la que se vacían las cañerías, te quedas sin agua en el grifo y tienes que recuperar el modo que usan la mayoría aquí, coger un cubo con una cuerda y subir agua del depósito a manotazos, rellenar cuencos y lo que puedas y lavar con cazos y lo que tengas.

Hasta ahora a nadie se le ha ocurrido la sencilla pero brillante idea de poner un depósito de agua encima de los techos, con lo que se puede llenar muchas menos veces y si te quedas sin luz el motor gravitatorio será el que te ahorrará la cansina tarea de tirar de una cuerda para tener agua. Se ahorraría tiempo, esfuerzo y, curioso, electricidad.

La telefonía móvil aquí como en la mayor parte de África, ha permitido dar un salto tecnológico importante con un coste bajísimo, ahorrándole al continente el gran esfuerzo económico e infraestructural que supondría haber cableado todas las oficinas y casas que hubieran querido estar conectados. Ahora, muchos disponen de dos y hasta tres móviles, las familias dicen que pueden comunicarse mejor, los contactos profesionales se han facilitado mucho, las transacciones de todo tipo se han agilizado y han aumentado, y podríamos seguir poniendo muchos ejemplos de las ventajas de la telefonía que te sigue a todas partes, y también podríamos hablar de sus abusos, estafas, etc.

Pero no ha lugar en este post. Por mucho móvil existente, puedes estar incomunicado en la mismísima ciudad cuando se corta la luz, y se da el caso que quien ha estado llamando repetidas veces se molesta porque no le coges el teléfono aunque tu tengas tu razón al decirle que no has recibido ninguna llamada suya, ni tan siquiera una perdida. Y este eufemismo de llamada perdida aquí cobra todo su significado. Ocurre que los repetidores funcionan, como no, conectados a la red eléctrica. Como os decía, la electricidad se está cortando cada día por turnos y por barrios. Así que puede darse el absurdo que tú llamas a alguien y te da el tono, porque en tu barrio en ese momento hay luz y el repetidor recibe/emite tu llamada; pero si el que debe recibir tu llamada justo en ese preciso momento, porque viva o porque está en el mercado, se encuentra en un barrio donde se ha cortado la corriente, el repetidor de allí, habiendo dejado de recibir y emitir por la no corriente, te dejará incomunicado y colgado, y lo más seguro es que al volver a una zona con electricidad y si quien te busca sigue buscándote, recibas un gruñido por no responder al teléfono. Eso sí son llamadas perdidas…

Y estos dos fenómenos se me están multiplicando en demasía estos días, hasta el punto que el absurdo empieza a ser cotidiano.

O.

La gloria es de ellos


Dicen que dijo Warhol que todos merecíamos nuestros quince minutos de fama. En el mundo mediatizado de hoy, parece que eso resulta muy fácil y muchos pueden aspirar a un minuto de gloria. El mío, no sé si merecido y que tampoco he pedido nunca, ha hecho que incluso desde la lejana Argentina me haya reconocido algún que otro desconocido.

Supongo que muchos de los que leen y ojean este blog se preguntaran qué carajo fue a hacer un geógrafo que poco sabía de lo que hacía, en un proyecto para el que jamás se había preparado y sobre el que tenía menos que escasos conocimientos.

Pero a pesar de todo, mi minuto parece que llegó, y como dicen que nadie es profeta en su tierra, resulta que la fama, si existe, me la reconocieron en otra que no es mi cuna.

Con este documental podréis quizás entender un poco más, si se os da mínimamente el francés, qué he estado haciendo durante un año en Mauritania.

Aunque la televisión suele simplificar mucho los mensajes, siempre construye sus narrativas a partir del montaje intencionado y manipulado, aunque sea en positivo, y suele farsear la realidad, esta vez han acertado a retratar muy esquemáticamente lo que estamos intentando unos cuántos comprometidos, sobretodo mauritanos, en estas tierras.

Alguna advertencia antes de arrancaros alguna pequeña carcajada:

Que no se ofendan los que formularon el proyecto y lo organizaron y pusieron en marcha antes de llegar yo, por más que expliqué a los periodistas con detalle todo el organigrama del proyecto, la personalización y la responsabilidad que cargan a mis espaldas debe servir sólo como reconocimiento a las cabezas pensantes más listas que la mía y que sí entienden de agricultura y sobretodo a los ingenieros y técnicos que sobre el terreno luchan con empeño por su país y han hecho posible este mi año.

Que no se ofendan los de mi gremio, pues no los he abandonado por más que la televisión me haya diplomado cum laude en un nuevo oficio.

Que se ofendan si quieren los de la cooperación española, ya me gusta imaginar que trabajo para una cooperativa desconocida más que para una gran organización institucional.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/Crise_alimentaire_septembre_2009/p-4559-Face_au_defi_alimentaire_la_Mauritanie.htm

Lo que más voy a echar de menos desde mi acomodada Barcelona será a este agricultor de Waboundé, y a los de las cooperativas de Dagveg, Bakhaw, Rindiao, Sylla, Sinthiou, Bélinabé, Chigaraa, Garak, Lorine, El Kinz, a todos esos hombre y mujeres que luchan, algunos más que menos, por su tierra, por su familia, por sus alimentos…gentes que me han acogido, me han enseñado, me han pedido de todo, me han escuchado, me han explicado y me han mostrado que mi grano de arena algo puede haber aportado.

Este año, por distintas razones, puede que Mauritania salga en nuestros noticieros la primavera siguiente por un nuevo episodio de hambruna que se cierne amenazante en un país donde cada año se cultiva menos que el anterior, donde este año se recogerá, según se prevé, sólo un tercio de lo que se cosechó el año pasado, y donde no existen más reservas de alimentos que las que FAO, WFP y otros organismos están calculando que deberán traer cuando el hambre apriete.

Puedo decir con orgullo que hemos conseguido que las cosechas en los campos de los agricultores con los que trabajamos serán ejemplares y abundantes, y aunque sea sólo una pequeña pincelada en un cuadro desesperanzador, me sirve para poder irme con el sentimiento del deber cumplido, del trabajo bien hecho y del compromiso que se mantiene firme para seguir aportando, donde pueda y me dejen, mi grano de arena.

Sin los hombres del equipo sobre el terreno, lejos de los despachos, jamás habríamos conseguido los buenos resultados que confiamos tener. Un aplauso por favor para todos ellos: para Diallo, Djibril, Cheikh, Petit Bâ, Moktar, Didi, Amar, Mahmud, Boya, Sidi, El Hadj, Idéo, Abdellahi, Tamboura, Abdellaziz y Dieng, y para los chóferes que me han llevado por todos ellos, Moustapha, Sidi Ahmed, Hacen, Ely, Demba, Bâ Alioun, Mohamed Elkeissir.

Con sincera fraternidad
O.

Épica noche

El otro día sufrí la que quizás haya sido la peor de mis noches. Varios sucesos, unos naturales, otros artificiales, se conjugaron para no dejarme dormir, hace tan sólo una semana, ni medio minuto, hasta que harto me levanté a las seis de la mañana para ver salir el sol por la terraza.

Estamos en verano, época de lluvias. Este año, sorprendentemente, el ciclo lluvioso ha sido raro, desordenado para lo que están acostumbrados en estas latitudes, y menos en la capital. Empezó a llover más pronto de lo esperado, a finales de junio, pero luego de un par de lluvias escasas, la cosa se paró durante los meses de julio y hasta finales de agosto. El miedo se apoderó del campo, pues la no lluvia significa para muchos pobres agricultores la no cosecha…

Pero de repente a finales de agosto empezaron a caer, a destiempo, concentradas y abundantes, trombas de agua como nunca se habían medido en una sola jornada. Lluvias torrenciales que son maná para el campo y colapso para la ciudad, donde las calles se convierten después del agua en auténticas piscinas y barrizales de hediondos olores cuando el agua se acumula en los alrededores de basureros, mercados y demás cúmulos insalubres…

Las lluvias y el calor propio de estos parajes provocan un fenómeno que por exagerado supera cualquier definición de bochorno…

Estamos, además en ramadán, época dura y de gran fatiga para el cuerpo, pues ni se come, ni se bebe ni se traga saliva de luna a luna, hace un calor espectacular y la electricidad se usa en abuso en todos los aires acondicionados que existen…pero esto, de por sí, no debiera ser un problema…

En este país la corriente no viene ni de presas franquistas, ni de nucleares dudosas, ni de energías naturales ni, mucho menos, por arte de magia al encender un interruptor…la electricidad la producen quizás un centenar o más de grandes motores diesel que en forma de containeres de carga con chimenea están alienados en un recinto de la compañía eléctrica nacional…y la energía que los alimenta es claro un combustible que tampoco se produce en el país y hay que importarlo, y eso sólo puede hacerse cuando en las arcas del no estado mauritano quedan algunos millones para comprar el oro negro…

Un suceso nuevo y quieren que modernizador se añadió para llevarme a mi peor noche. Según cuentan las malas lenguas, justo el día después de las elecciones, el hermano del que ya os presenté ex militar, ex golpista y futuro ex presidente, abrió un suculento negocio destinado a enriquecer, más si cabe, sus bolsillos. Una cementera es el mejor negocio cuando están aterrizando en el país grandes empresas, algunas chinas, otras europeas, para realizar cientomillonarias obras de infraestructura de todo tipo que ya se anunciaban bajo el eslogan de la campaña presidencial del electo golpista, “un futuro constructivo”, con reminiscencias de un pasado desarrollista que a veces desagradablemente e irresolublemente sigue presente en nuestro país. Pero una gran cementera necesita, para producir, y aunque no soy ingeniero puedo imaginarlo, grandes cantidades de energía eléctrica…y la oferta lleva estancada en este país mientras la demanda crece sin fin y mientras tampoco se mejoran, para mayor eficiencia, las redes existentes, con lo que sólo hay que desviar uno o dos cables para que la luz llegue a la fábrica y se olvide de los hogares.

Este nuevo desarrollismo mauritano, tenedlo claro, sólo ha sido posible porque, según intenté contaros una vez, la comunidad moralista internacional tenía prisa y ansia para que la situación en este desierto de democracia se pudiera tildar de normalidad política y constitucional y así poder seguir vertiendo millones y millones de euros y demás divisas. Una vez realizada la farsa, el cauce de riquezas sigue su curso normal: de las instituciones internacionales a los bolsillos de unos pocos, precisamente los más poderosos en el desierto, como el hermano del presidente “de los pobres”, como se hacía esloganear él mismo durante su teatral campaña.

Así que por un lado, las copiosas lluvias, en una ciudad de infraestructuras precarias, en unos hogares con circuitos eléctricos peligrosos porque la mayoría recorren los exteriores en forma de malas conexiones y cables roídos, causan constantes cortes de luz….

Y por otro lado, la gran demanda para que eléctricamente el calor sea pasable y habitable y para que la cementera pueda producir sin parar, ha obligado al gobierno a tomar la decisión de, por turnos y cada día, cortar la luz en barrios enteros y en miles de hogares. Así, ni neveras enfrían y en cambio estropean comidas, ni Internet conecta, ni el agua corre por los grifos (en este país, sin luz no hay agua, y punto) y, lo que provocó mi insomnio, las alas del ventilador dejan de dar vueltas.

La noche del sábado al domingo pasado, un calor exagerado, ni una brizna de viento, un corte de luz de 12 horas, cosas nimias parecen, se conjugaron para que desde el segundo treinta que me estiré en la cama, las sábanas se me pegaran a la espalda, sudara copiosamente aunque tuviera todas mis extremidades absolutamente estiradas como el vitruviano de Da Vinci, y ni sacar la cama a la terraza disminuyó las gotas que me cosquilleaban por todas partes, pues la mosquitera protege de los zumbados picadores pero limita considerablemente la transpiración y aumenta el agobio del calor. No pude más que dejar pasar los segundos, uno tras otro. La madrugada no trajo ni un grado de frescor, y cuando me levanté de la cama, me arranqué las sábanas pegadas y salí de la mosquitera, un enjambre de mosquitos revoloteaban despavoridos porque cientos de moscardones carnívoros se despiertan con el alba para darse el festín mosquitero, organizando una orquestra de zumbidos agudos que dieron la bienvenida, cuál composición épica, a un sol que sólo anunciaba más calor.

Me fui de casa al trabajo sin que hubiera vuelto la luz, duchándome a cazos y deseando que el aire por la ventanilla del coche aligerara mi agobio y despertara mis sentidos.

Sigue haciendo calor, y hoy todavía está por llegar el turno del apagón.
Tengo ganas de pasar frío.
O.

mardi 18 août 2009

Espera sin tiempo

Es común ver, en las pocas partes de África que he pisado, colas eternas, lentas, apretadas, parsimoniosas, pacientes, silenciosas y compartidas. De mi experiencia con las colas africanas me queda un regusto entre agradable e incómodo.

Agradable porque entre los coleros se establece una empatía que ayuda a luchar contra el tiempo, los saludos a los que llegan nuevos se suceden, el sitio te es respetado si tienes que ir a echar el pitillo, e incluso llegan momentos cómicos propios de un espectáculo de mimos: si resulta que la cola tiene la suerte de contar con un largo banco, a cada nuevo atendido la cola se va levantando de uno a uno, como una ola, y desplazándose hacia el lado para ocupar el asiento caliente de tu antecesor. Todos en su orden, sin alterar los rostros, recuperando la misma postura que se tenía hace tan solo una milésima de segundo en los veinte centímetros de al lado donde te sentabas. Hay de aquél que no se desplaza, el resto de la cola, y especialmente aquéllos que todavía no han llegado a sentarse, le empezaran a avisar, y si no se da por aludido, le soltarán un seco Salam Aleikum que sonará más a reproche que a deseo de paz.

Pero también pueden resultar, al final, algo incómodas, e incluso agobiantes, pues dos o tres turnos antes de llegar, ya estás expuesto, como por un empujón colectivo, delante la ventanilla. Y cuando llega tu turno, el espacio personal queda eliminado y destruido y tus quehaceres son, en el momento en que te acercas a la ventanilla, no ya tus cosas privadas sino que pasan a ser comunes y compartidas con todos, especialmente con los tres que siguen justo detrás de ti, alargando cuellos, cabezas y manos para no perder el turno. Y si tienes algún problema, cada cuál empezará a decir lo que opina, sin que a nadie se lo hayas pedido. Algunos te apoyarán, otros te regañaran por retardar inútilmente el devenir natural de la cola, los que más griten te estarán liando diciendo que tienes que hacer aquello y lo otro. Sólo el que supuestamente te atiende y debiera resolverte la papeleta quedará impasible, mirándote sin verte y esperando que te vayas de la ventanilla mientras que con la mano alargada ya está cogiendo el papel del siguiente, que sutilmente te irá empujando, hasta que te darás cuenta que la cola te ha expulsado y no tienes derecho a seguir reclamando algo que por supuesto no conseguirás…al menos no en aquella misma cola….

El fenómeno de las colas africanas me sorprendió y sigue dándome qué pensar. Ante la escasez, encuentro dentro de lo normal que se formen colas de todo tipo: delante de cualquier ventanilla burocrática de un estado escaso y prácticamente inexistente, para recoger agua de los pozos distribuidos por la ciudad. Colas colas y colas donde quieras, en cualquier momento y en cualquier circunstancia.

No me sorprende el que se hagan colas. Lo que me llama la atención es como se viven las colas. Parece que el tiempo se detiene, que no importa la cantidad de tiempo, medido en horas, minutos y segundos, que puedas echar para hacer la cola. Lo importante es el motivo por el que haces la cola. La cosa que vas a realizar después de la espera. Eso es lo significativo, lo que motiva la cola. Lo que tardes no tiene significado, y no creo que sea porque no le den importancia al tiempo que, decimos nosotros, pierden esperando, sino porque sencillamente eso no es tiempo. Parece que entran en un estado de letargo durante el cual nada importa, la existencia se para.

Esta sensación he podido observarla no sólo en las colas. En África, para coger cualquier transporte colectivo entre puntos distantes del país, no hay horarios de salida ni de llegada previsibles. No sirve de nada preguntar a qué hora saldrá, ni a qué hora llegará. Sencillamente, saldrá cuando el taxi, o la furgoneta o lo que sea que debe transportarte, esté lleno. Sin más. Si se llena en cinco minutos, saldrás de inmediato. Pero a lo mejor le echas la jornada y acabas haciéndote cargo, como nos pasó hace tiempo a tres viajeros, de una chica jovencita que vuelve a su pueblo. Lo que tardes en salir no importa. Y tampoco importa lo que tardes en llegar. Si no hay problemas, llegarás del tirón. Pero puede pincharse una rueda, romperse el motor, el conductor puede tener hambre, algún pasajero puede querer pararse a saludar a unos familiares en cualquier punto intermedio. Entonces el viaje puede eternizarse, empiezas a pensar que nunca llegarás.

Pero en África hay que tener confianza. Porque, sea como sea y cuando sea, llegarás a destino. Porque eso es lo que se ha venido a hacer, llegar a donde querías ir. El resto, la espera para salir, el camino mediante, todo lo que haya sucedido, está de más, no se computa, no importa, no permanece en la retina del africano. Lo que queda es la llegada.

Así, entiendo en parte las caras impasibles cuando adelanto, en mi flamante y climatizado 4x4, achatarradas furgonetas rellenas de viajeros, con la vaca a rebosar de enseres, bidones, sacos, cabras y hasta más viajeros, trastos con ruedas que en las subidas de las dunas ralentizan peligrosamente la velocidad por el excesivo peso que arrastran. El tiempo que pasen allí dentro enlatados quedará sólo registrado en mi retina y en mi admiración por su compostura.

El otro día lo entendí todo un poco más. En uno de los pocos y apreciadísimos ejemplares de un periódico español que llegan a estas latitudes, venía una breve síntesis de los distintos “tiempos” que existen. El artículo, por la época en la que estamos, pretendía dar consejos para disfrutar de las vacaciones sin nuestros males para con el tiempo. Y venía a contrastar el tiempo occidental, cronometrado y altamente sacralizado, frente al tiempo africano. Si el tiempo occidental es un continuo de líneas que siempre empiezan y acaban y se suceden unas a las otras, el tiempo africano (lo llama el susodicho periódico “negroafricano de cultura bantú”) se construye en base a los acontecimientos. Las biografías las componen los hechos, los momentos en qué ocurren las cosas, y el elemento base del tiempo es el cubrir las necesidades básicas del ser humano. Por eso no hay prisa, por eso no hacen falta los horarios, por eso no ganas nada en preguntar cuando saldrá el próximo taxi o cuando llegará a destino. Por eso cuando tienes una reunión a las 10h, tu interlocutor puede presentarse bastante más temprano de lo debido si ningún acontecimiento lo ha retenido antes, o por el contrario, puedes esperarle durante horas sin saber que en ese momento le aconteció tener que ir a visitar a alguien. No hay que desesperar, la reunión se realizará, y si no es hoy, será mañana.

Ahora también entiendo que aquí, en este país, no existe el aburrimiento, por más que yo me haya aburrido muchos ratos en las casas de los mauritanos. La comida es uno de los acontecimientos clave del día. Lo que tarde en llegar, se echa uno en el colchón y se ameniza la espera de vez en cuando con un te…

Si es verdad, como decimos en occidente, esa barbaridad de que el tiempo es oro, aquí, en África, desde luego, el tiempo no es un recurso con futuro y nadie se hará rico por controlar el paso de las horas.

O

mercredi 5 août 2009

Motivos para el desmotivo

A mi responsable

« La decisión de escribirte estas líneas no ha sido fácil y ha sido tomada después de tener, antes que nada, mucha paciencia y mucha confianza en que el proyecto pudiera mejorar, aunque sólo fuera en una pequeña parte, en algunos aspectos que me parecían clave para poder llegar a los objetivos y resultados esperados. Pero después de esta última misión, que me planteé, una vez empezada la tercera campaña, como una última oportunidad, me he visto en la necesidad de tomar una decisión que había ido aplazando porque, de hecho, no quería tener que tomarla.

Pero varias son las razones que dentro de mi me hacen tomar la decisión de querer poner fin a mi vinculación con el proyecto, razones que he intentado superar una y otra vez, pero que son recurrentes y que al final han acabado por aparecer de nuevo cada vez que he visto que las cosas no iban a, ni por lo visto debían, cambiar mucho.

En primer lugar, estoy en desacuerdo con la posibilidad de trabajar y colaborar con perímetros que pertenecen a propietarios privados, personas cuya tarea principal no es ni mucho menos la agricultura y que tampoco necesitan, para nada, de ésta para su subsistencia. Tienen otros recursos, a veces muchos otros recursos, y su vinculación con la agricultura no es, incluso reconocida directamente en algunos casos, la principal.

Ver, constatar y participar que no sólo dedicamos recursos materiales y financieros (en forma de las visitas al campo, del tiempo de nuestros técnicos, de la cesión de semillas), sino que además también damos apoyo para que estos mismos propietarios de tierras puedan sacar mayor rendimiento de sus rentas y de sus inversiones me parece cuanto menos fuera de los objetivos de un proyecto de cooperación como en el que creía participar. Esta situación viene agravada por el hecho que se prevé la posibilidad de comprarles, por encima del precio de mercado, una parte de su cosecha bajo la justificación de que serán semillas certificadas y que se enmarcan en la multiplicación y difusión de semillas de calidad.

No estoy de acuerdo en que deba destinarse ningún recurso de la cooperación española a ningún grupo que no se cuenta ni entre los menos desfavorecidos ni entre los más necesitados. Esta situación, lejos de verse atenuada con un trabajo de carga ligera como el que proponía, se consolida, se amplia y se le da una importancia que para mi entender no debiera tener.

Si en Rosso sólo funcionan perímetros privados, entonces que sea otra estructura y bajo otra forma la que promueva que la inversión del capital permita la diversificación de la agricultura, pero no me parece bien ni aunque se “disfrace” de investigación y que el argumento pudiera llegar a ser que lo que importan son los resultados para el futuro de la diversificación en Mauritania. Si esta, y la soberanía alimentaria que decimos perseguir, recae en un futuro en manos privadas y de grandes propietarios, no entiendo de que manera estamos cooperando con las estructuras sociales de base.

En segundo lugar, el hecho que el equipo técnico de Rosso no pueda modificarse aún a pesar de la ineficiencia de su responsable, certificada desde buen inicio del proyecto y de su incorporación por los responsables de la componente, del apoyo técnico y de la coordinación del proyecto, y manifestada también por los dos técnicos que están bajo su cargo, me parece una irresponsabilidad para, igualmente, una gestión eficiente y adecuada de los recursos del proyecto, y más cuando parece que los argumentos principales para mantener al responsable del equipo en Rosso están lejos de la esfera científico-técnica y se inscriben en cuestiones sociales y culturales contra las que la cooperación española debiera tener la capacidad para luchar contra su existencia y permanencia, pero que, al contrario, da como aceptables y admisibles.

Ligado a esto, en tercer lugar, el hecho que se haya puesto en duda mi capacidad como posible moneda de cambio de presión para no tocar ni cambiar el status quo me parece ya de entrada una cuestión demasiado lejos del marco científico-técnico del proyecto, y llega a unos límites que, en mi humilde opinión y opción, no puedo ni quiero aceptar, para no ser partícipe de una situación que me parece injusta y perjudicial. A nivel personal, el hecho que se hayan cuestionado sobre mi capacidad de trabajo hace que, obligatoriamente, tenga que hacer revisión y autocrítica y aceptar que si hasta ahora los resultados no han sido los esperados, algún tipo de responsabilidad debo asumir.

En cualquier caso, la ofensa de poner en entredicho mi capacidad es mayor porque siempre me he caracterizado por aceptar las críticas a mi trabajo e incluso por pedir que se me evaluara críticamente en todo aquello que pudiera y debiera mejorar en mi aportación, y en esta ocasión, en la única ocasión en que se ha puesto en duda, ha sido bajo la forma de una posible coacción. Y el haberme dado cuenta que no contamos, cuando deberían haberse posicionado claramente, con el respaldo suficiente en esta cuestión por parte de los responsables de la cooperación española y de alguno de los responsables del apoyo técnico, me hace pensar que a lo mejor sencillamente no cuento con la aprobación de estas dos partes.

En cuarto lugar, constatar que por parte de algunos de los responsables de la cooperación española y del proyecto se aceptan como ineludibles importantes problemas de organización y coordinación que, de hecho, ya han llegado a dificultar el desarrollo normal de las actividades y que, incluso reconociéndolo ellos mismos, podrían llegar a colapsar en algún momento el proyecto, me parece antes que nada del todo irresponsable y falto de respeto a los objetivos básicos de la cooperación. Confirmar que no se van a poner ni los recursos ni las medidas necesarias para solucionar estas cuestiones, sino que se aceptan sin más las dificultades, sólo hace que agravar esta situación de lucha constante contra aspectos que debieran, por encima de todo, facilitar el funcionamiento del proyecto. Ver y oír como estas partes, que debieran hacer todo lo posible para la buena marcha del proyecto, están más preocupados por cálculos y estrategias políticas de tipo individual y personal, por los que se ven obligados a ser más permisivos, que por los motivos que se les debiera suponer como responsables de la cooperación extranjera española, me hace perder la confianza en, precisamente, estos responsables máximos del proyecto.

Existen otras razones más particulares que sólo hacen aumentar mi desasosiego y que haya llegado el punto que ya no me crea el proyecto ni sus objetivos.

Estoy seguro que otro con más capacidad de adaptación a uno de los requerimientos de los términos de referencia que planteasteis (el de saber trabajar con medios restringidos) podrá dar al proyecto el empuje final que necesita y la consecución de los resultados que se espera.

Evidentemente, también existen razones personales, pero estas quedan relegadas en un segundo término al tomar una decisión profesional como ésta.

Con todo esto, sólo quiero pedirte que en el plazo menor posible busques un reemplazo para el cargo que me confiaste y por el que he intentado dar todo lo mejor de mi mismo. De entrada, no tengo previsto dejar el proyecto inmediatamente, sino dar el tiempo suficiente para buscar el sustituto o al menos para dejar las cosas y los trabajos lo mejor encaminado posible. Esto, y pensando en mi futuro, no excluye que desde ahora mismo me pondré a buscar otras alternativas laborales, por lo que pudiera llegar la situación de tener que dejar el proyecto antes de lo que quisiera, aunque haré lo posible para que no sea así.

No me queda más que agradecerte profundamente todo el apoyo y confianza que me has mostrado desde el primer momento. Para mi, verdaderamente, ha sido un placer trabajar contigo, que me hayas permitido esta experiencia, que me hayas enseñado una nueva profesión y mostrado un “nuevo mundo”, el de la cooperación, la agricultura y la investigación aplicada en estos dos ámbitos.

Un caluroso abrazo,
Oriol

Nouakchott, 30 de julio de 2009 »

vendredi 24 juillet 2009

Entre oriente y occidente

Alguna vez ya os he explicado que las carreteras asfaltadas son escasas en este país. Y las que se están construyendo ahora es con dinero extranjero.

La gran mayoría son muy recientes, y cada vez menos los viajes están supeditados a las inclemencias climáticas, como cuando las escasas lluvias torrenciales pueden llegar a convertir en una fangosa, angustiosa e intransitable trampa las rutas arenosas; o a la fuerza del globo, como cuando el viaje entre Nouakchott y Nouadhibou, al norte, estaba dictado al ritmo de las mareas, pues la playa era la única ruta para un camino de cientos de kilómetros.

Al sur del país, a lo largo río Senegal, cuatro ciudades han estado siempre conectadas con viajes, pero hasta hace muy poco comunicadas por asfalto. En el tramo central entre las cuatro, Boghé-Kaédi, no hace muchos años que pusieron el asfalto. El tramo más occidental, entre Boghé y Rosso, se está construyendo, igual que el tramo oriental, entre Kaédi y Sélibabi.

Como suele ocurrir cuando hay mucho dinero extranjero para inversiones, estas carreteras salieron a concurso internacional descuartizadas en tramos y están siendo construidas por una amalgama de naciones unidas de las constructoras. Distintas empresas de distintas nacionalidades se han repartido el pastel del asfalto.

Pero esta historia es de dos: una portuguesa y otra china. Un mismo país, Mauritania; un mismo objetivo, una carretera; distintas nacionalidades, distintos métodos, distintos ritmos, distintos resultados.

Dicen que África fue descubierta por la costa occidental por los portugueses; también, que los chinos ya llegaron mucho antes hasta la costa oriental, y las rutas comerciales eran ya antiguas. En cualquier caso, la historia parece que los cruzó hace tiempo por allá el cuerno de África y allí se dieron cuenta que compartían similares intereses en un mismo lugar. Ahora parece que la historia los vuelve a juntar, pero esta vez en la panza occidental del continente.

Los portugueses tienen adjudicado un tramo del trazado Kaédi-Sélibaby. Es un territorio más lluvioso, más verde; conforme se va uno hacia el sureste del país, Mauritania, claro, se aleja de los territorios áridos y le embarga el bochorno y el verde. La gente de Kaédi que conozco, y supongo que los de Sélibaby igual, se ríen ya de los portugueses. Llevan aquí tres años y todavía no han puesto un centímetro de asfalto. Nadie se lo explica, pero todo tiene su explicación. La vida es a menudo azarosa, y un día tuve que reunirme con unos de los responsables in situ de la empresa portuguesa. Pude entender lo que ocurre, y me dieron un poco de lástima. La empresa que hay ahora no es la responsable de construir la carretera, sino del paso previo: construir sólo los puentes. Aunque el territorio es bastante llano, sin un pronunciado relieve, sucede que el mapa hidrográfico en esta parte del país es muy caprichoso, y en cada estación de lluvias los espontáneos cursos fluviales no sólo cambian su itinerario sino que varian su ubicación. Así que los portugueses se encontraron con que allí donde habían construido puentes el año anterior, ya no había curso fluvial y había que construir puentes en otros puntos. Al verano siguiente, la frustración, y el coste de la empresa, era mayor. Los nuevos puentes no salvaban ningún curso de agua y otras caudales surgían en el sitio menos inesperado.

Los portugueses tienen en Kaédi un recinto amurallado que les sirve de residencia, construido para la ocasión con todas las comodidades a la europea. Sus técnicos y responsables pueden disfrutar tranquilos en este micro oasis de suculentos platos de cerdo, de litros de cerveza, del fútbol vía antena parabólica. Pero están sometidos a las inclemencias del clima y del territorio en su trabajo, y también al ritmo mauritano de trabajar y a las irregularidades, inconstancias e inconsistencias de este ritmo. En este país, el ritmo laboral lo marca el te, el rezo, el ayuno y la parsimonia. Los obreros y peones son siempre mauritanos, y cuando paso por delante de la sede de la empresa, siempre hay un buen grupo de mauritanos, la mayoría de las veces negros, sentados y esperando, supongo a que los contraten aunque sea sólo para coger una pala y sacar arena de debajo las ruedas del camión.

En el tramo Boghé-Rosso, existe un pedazo de no más de 35 kilómetros que hasta ahora se hacía en una hora en todoterreno, eso cuando la lluvia permitía el paso. El barrizal después de la tormenta podía llegar a atrapar un coche en un metro de fango durante un día entero, y si se secaba, había que ponerse a cavar con pico y pala para sacar el coche de allí. Así que la ruta, después de una fuerte lluvia, podía llegar a estar cortada durante dos días. Estos 35 km, y no logro saber por qué, parece que eran los más difíciles, y ninguna empresa hasta ahora se había presentado para adjudicarse el tramo.

Hasta que llegaron no hace más de un año los chinos. Desde entonces, los trabajos avanzan a pasos agigantados, a un ritmo feroz a la par que veloz. Que llueve a primera hora de la mañana y todos dan por supuesto, como siempre, que la ruta se corta y que no se podrá trabajar ni pasar durante un día entero, llegan los chinos con toneladas de arena, apisonadoras y abren la ruta antes del mediodía. Que hay que meterse en el agua estancada de las pozas para tomar medidas, los chinos no esperan a que el barquero mauritano termine de tomar el te o de saludar a sus familiares, se suben a la frágil barca, y casco en cabeza y láser en mano, se cruzan la charca por entre los cañizales para tomar todas las medidas que hagan falta. La estación china, donde residen los chinos, no está rodeada de un alto muro como la de los portugueses. Dudo que tengan muchas más comodidades que la del común de los mauritanos, pero deben traerse hasta la comida, porque incluso se traen a sus camioneros y peones. Pocos mauritanos he visto yo trabajando con los chinos, tantos como portugueses he visto conduciendo los pesados camiones que transportan la arena o en las calurosas cabinas de las excavadores allá hacia el tramo oriental.

Dicen y escriben que China está conquistando económicamente África. No voy a entrar a discutir sus métodos, ni sus políticas, ni sus maneras, ni sus argumentos. Pero visto lo que he visto, no me extraña lo que está ocurriendo.

Veo pasar camiones y camiones conducidos por chinos, y algunos 4x4 llenos de occidentales con caras largas. Parece que quién conduce qué en este país puede llegar a ser un indicador de los métodos de trabajo, y también de la rapidez en obtener los resultados.

Otra cosa, como en tantas otras, es si los métodos son justificables. Pero nosotros también tenemos muchas vigas en los ojos que antes deberíamos limpiar para poder hablar de los otros.

O.

Experpéntico presidente

Mauritania tiene ya nuevo presidente. El ex general y ahora ex golpista será también algún día ex presidente. Las elecciones han oficializado que por la fuerza de las armas primero y por la fuerza de las urnas segundo la democracia sea un juego de niños en un tablero de ajedrez de hipócritas fichas.

Después de que la presión internacional encabezada, parece, por la nueva administración obamiense, la UE (que creo que cada vez sabe menos donde pisar), la UA (que creo que gira según el viento y la presidencia de turno) y otras instituciones siglares, lograra aplazar las elecciones de principios de junio a mediados de julio para que la oposición pudiera entrar en el juego de la democracia, ha ocurrido finalmente lo que todos ya sabían. No habrá una segunda vuelta, y el candidato número 1 está ya suficientemente legitimado a ojos de la comunidad internacional.

Durante todos estos días, hechos curiosos han sucedido. A pesar de toda la presión, sólo había algunos pocos observadores internacionales, todos de la UA, ausencia absoluta de la UE y de la ONU y nadie más. Total, a quién le interesa lo que ocurra en este culo del mundo. Muy pocos se juegan nada aquí, no hay riquezas, y las pocas ya están repartidas. Basta con que no salga en los periódicos, deje de ser noticia y podamos dedicarnos a otras cosas.

Según me ha llegado, unos días antes del 18, ya se estaba pactando dar por buena toda la farsa del proceso electoral, no hacer mucho ruido con las irregularidades y no dar mucha voz pública a la oposición si, como se preveía, y toda en coro, cantaba eso del tongo. Según tengo entendido, en un encuentro informal entre algunos de los observadores africanos, éstos se reían porque el candidato ex golpista estaba comprando votos con dinero contante y sonante, pero resulta que, y esto era lo gracioso, lo que estaba soltando era un sucedáneo local de los billetes del Monopoly.

Hechos preocupantes se dieron cita en la capital. A finales de junio ocurrió un misterioso y triste asesinato de un cooperante estadounidense. Algunos saben mucho más que yo qué ocurrió, pero el hecho que se lo atribuyera esta organización de islamistas enloquecidos que va matando por el mundo, tranquilizó a todos: a los que cometieron el asesinato, si no pertenecen a ella, ya pueden andar tranquilos, tendrán todo el apoyo de la misma; a la organización, una medalla más cuando a lo mejor ni planeaba hacer nada aquí; a la comunidad internacional, ya le va bien engrosar la lista de los crímenes de este grupo y seguir justificando lo injustificable y las políticas de la seguridad, del miedo y de la anti-inmigración.

La víspera del 18, hubo jaleo en uno de los barrios populares de la capital, precisamente desde donde sale la carretera que se dirige al norte, la puerta de entrada desde el desierto más septentrional, allá donde supuestos salafistas entraban tranquilamente al país desde la época del antiguo presidente, conseguían anular el rally que va a Dakar y campaban a sus anchas, motivo esgrimido en parte por el ex golpista para su golpe, con el discurso, ya también presente aquí, de la seguridad y del miedo. Resulta que tres tipos llevaban sendos cintos cargados de bombas. A uno lo mataron, a los otros dos los apresaron: lo curioso es que ahora hay un problema importante y no saben qué hacer con ello, pues son de la misma tribu que la del flamante nuevo presidente ex golpista, que dice estar en contra de este grupo oscuro de matadores.

Poco salió en los periódicos españoles del proceso electoral mauritano: una reflexión unos días antes, el anuncio de las elecciones la víspera y el cante del abrumador resultado al día siguiente. El recuento terminó para la vox populi a mediodía del 19, y por la tarde la ciudad ya estaba colapsada por los que jalaban el triunfo. Muchas voces pequeñas que hasta entonces me habían expresado su desasosiego, su lamento y su frustración, y que estaban claramente en contra, estaban empezando a aceptar resignadamente lo que muchos preveían y otros tantos deseaban: que este cuento terminara de una vez por todas y pudiéramos mirar todos para otra parte.

Por fin, ahora ya todos podremos ponernos a trabajar: los organismos extranjeros podrán seguir regalando dinero sin mirar a quién, y España podrá seguir, ya tranquila y sin cargo de conciencia, forzando la represión de inmigrantes en las costas del desierto y llevándose miles de toneladas de rico pescado de las aguas oceánicas de esta parte del mundo.

También, y ya con un claro mandamás, los responsables de la UNCACEM, la cooperativa estatal que concede los créditos al campo para que la campaña agrícola pueda empezar, podrán poner a rodar su lenta maquinaria para que algo de dinero les llegue a los agricultores y éstos puedan por fin soñar con que este nuevo año tendrán una nueva y escasa pero suficiente cosecha. Hasta ahora, nadie movía un dedo, pues nadie sabía si iba a durar en el puesto, y para qué trabajar si luego le echarán a uno. Aunque tarde y aunque no se sabe de dónde sacarán los millones y millones que necesitan para distribuir, sólo la perspectiva que finalmente empezará a rodar ya alienta al campo. Y es que en este país el “algo es algo” es ley de supervivencia y agua de maná de esperanza futura.

Por fin, algunos de los agricultores con los que colaboramos están empezando a desempolvar sus aperos y a ir para los campos a empezar a preparar la siembra.

Aunque tarde, saben que algo tendrán para comer cuando llegue la cosecha.

O.

¡Al lobo!

Todos conocéis el cuento del pastorcillo y sus gritos de “¡Al lobo, al lobo!”. Hoy os escribo una versión adaptada; en esta versión, los pastores nunca acudieron a los gritos del pastorcillo…

En un verde valle, había un pueblo rodeado de altas montañas llenas de infinitos pastos y hierba buena, como si de un inmenso campo de golf se tratara, y dónde no pacían los carros y los golfistas sino rebaños de ovejas y vacas…

Al fondo del valle, o a mitad, o sobre un risco, que más da, había un pueblo, una villa rica y opulenta, donde cada familia era propietaria de muchos rebaños y de muchas otras cosas.

Una de estas familias estaba formada por cuatro hermanos, todos ellos pastores. Tenían cientos, miles, decenas de miles, de ovejas, y cada primavera las dejaban pastar libremente por los infinitos prados para que engordaran y criaran.

Durante esa primavera, ese verano y ese otoño, para tener controlado todo el rebaño, los hermanos contrataron sólo a un pobre pastorcillo, pero no os creáis, no le dieron demasiada responsabilidad; le dijeron “Tu sube al monte, vive en el campo, hazte una buena cabaña, disfruta del aire fresco y dedícate a que las ovejas pasten y se engorden”, a lo que el pastorcillo respondió incrédulo “¿Y si viene el lobo?” “Tu no te preocupes, de eso nos encargamos nosotros”…

Así que el pastorcillo cogió sus poco bártulos, se despidió de su familia y se fue contento hacia las montañas, pensando en la espléndida, placentera y agradable temporada que iba a pasar allá arriba, lejos del bullicio de su aldea, lejos de los trabajos de herrero, ebanista, tendero, panadero, administrador a los que podía optar en su pueblo, trabajos que suponían estar encerrado entre cuatro paredes todo el día…se decía el pastorcillo que por fin podría ser feliz trabajando al aire libre…

Se fue sin más, subió hasta las montañas, por largos y angostos senderos, caminó durante unos días, y cuando vio un lugar que le pareció bueno para poder divisar toda la extensa ladera de las montañas por las que pastarían libres las ovejas, empezó a montarse su humilde cabaña, a recoger frutas de los bosquecillos de los alrededores, a pescar en los arroyos…

De vez en cuando salía algunos días a caminar por las montañas, buscando las ovejas, conociéndolas a todas, observando si, como le habían dicho los pastores, pastaban y engordaban; pero poco a poco le embargó el desasosiego, porque cada vez tenía que andar más para ver los rebaños que se desperdigaban por los montes, cada vez, pensaba él, le sería más difícil su trabajo, se empezó a encontrar solo, no tenía ayuda, no había otros pastorcillos…pero se dijo que podría, que sería capaz de hacerlo, al fin y al cabo, le encantaba salir al campo y andar por los montes, recorrer senderos, subir a altas cimas y empedrados despeñaderos, dormir al raso, hacer fuego por la noche y mirar las estrellas…

Así fueron pasando las primeras semanas, hasta que una calurosa noche en que estaba recostado en su camastro de la cabaña, oyó unos sigilosos pasos. De primeras se asustó, pero como las ovejas pastaban libres pensó que sería una de ellas. Al cabo de unos días, paseando por el bosque cercano a la choza, descubrió los restos mordidos, zarandeados y descuartizados, de una de las ovejas, y alrededor vio huellas caninas. Entonces, se dijo: “¡tengo que ir corriendo al pueblo a avisar a los pastores que hay un lobo por aquí!” y así hizo…

Otro día, un excursionista que pasaba por allí le dijo que había visto un par de lobos a un día de distancia andando, y el pastorcillo se dijo: “¡tengo que ir corriendo al pueblo a avisar a los pastores que hay un lobo por aquí!” y así hizo…

Un día que estaba recostado en un alto peñasco desde el que se divisaba gran parte de la ladera, le pareció ver a lo lejos correrías de ovejas, pero la distancia le impedía oír si berreaban, y cuando vio un par de motas oscuras que le parecieron lobos, el pastorcillo se dijo: “¡tengo que ir corriendo al pueblo a avisar a los pastores que hay un lobo por aquí!” y así hizo…

Otra noche, mientras dormía plácidamente bajo las estrellas en una de esas incursiones que hacía, oyó a lo lejos berridos de pánico y de matanza entre las ovejas; pero no pudo acercarse, era noche cerrada, sin luna, y los berridos provenían del otro lado de la colina, a donde sólo se llegaba por un angosto y empinado sendero que la noche estrellada no permitía ver con demasiada claridad….a la mañana siguiente, cuando vio la orgía carnívora que se habían dado los lobos, el pastorcillo se dijo: “¡tengo que ir corriendo al pueblo a avisar a los pastores que hay un lobo por aquí!” y así hizo…

Y así una y otra vez, y cada nueva incursión de los lobos el pastorcillo bajaba corriendo al pueblo, iba a casa de los hermanos y les contaba lo sucedido. Y una y otra vez, los pastores le respondían: “No te preocupes, de eso nos encargamos nosotros”. En una ocasión, entró en la casa y le contó lo que había descubierto al mayor de los hermanos. Este, sentado ante una mesa llena de ricos manjares, no sólo no le respondió sino que ni se dignó alzar la mirada para mirarle a los ojos, quizás sabiendo que el pastorcillo tenía razón pero sabiendo también que él no iba a hacer nada, porque en cuanto terminara el verano se iba a ir a la ciudad donde le esperaban otros negocios más “dignos”…

Otro día, pudo decírselo al segundo por edad, el que le parecía se encargaba más de los animales. Este le cogió por el hombro y le dijo: “No te preocupes pastorcillo, mañana mismo iré al monte a ver si encuentro al lobo”. Así hizo, y sí que encontró al lobo. El lobo y el pastor se pusieron a hablar: “Oye lobo, ¿es que te estás comiendo nuestras ovejas?” a lo que el lobo, con el vozarrón y la panza que delataban un buen festín alimenticio, le respondió: “¡Como me voy a comer tus ovejas, amigo pastor, si teniendo vacas como hay por aquí ya tengo más que suficiente y son más fáciles de cazar!”, y el pastor volvió a su casa complacido y le dijo al pastorcillo que no se preocupara, que el lobo le había dicho que él no se comía sus ovejas.

Un día se encontró con el tercero de los hermanos en la iglesia, y el pastorcillo lo asaltó con el mismo cuento. El pastor se levantó de sus plegarias y le dijo: “Mira pastorcillo, no te preocupes, tenemos cientos, miles, cientos de miles de ovejas en ese valle. Por unas pocas que se mueran no pasa nada, es ley de vida, dios creo así la naturaleza y no podemos hacer más que dejar que suceda. Además, te daré un consejito: si te encuentras una oveja medio descuartizada, tú, lo que tienes que hacer, es cortar unos trocitos de su jugosa carne y prepararte una buena cena, que sólo de pescado y fruta no vive el hombre, ¡por dios!”

Por último, un día se encontró paseando por el monte al cuarto de los hermanos pastores, y este le dijo: “Sí, ya sé que hay lobos, que se están comiendo nuestras ovejas, y que deberíamos cuidar más de ellas, pero ya has conocido a mis hermanos, y mientras las ovejas engorden, no les preocupa qué les pueda pasar a algunas, pero no te preocupes, hablaré con ellos e intentaré convencerles para que te manden un compañero para que te ayude”.

Cada vez que el pastorcillo volvía al monte, lo hacía cabizbajo, triste, porque nadie le hacía caso, veía cada vez más a menudo ovejas muertas, y tenía miedo que después, al final, le echaran la culpa a él.

Así que cuando el otoño llegaba a su fin y se acercaba el invierno, decidió coger sus cosas, decirles a los hermanos que ya no había pastos en los montes y que por tanto su tarea había terminado. Y se fue, sin más….

Cuando ya llegaron las noches frías, y antes que faltara la comida, los pastores contrataron toda una cuadrilla de jornaleros para que recogieran las ovejas desperdigadas por las montañas. Tardaron unos días, y cuando por fin se pusieron a hacer recuento, y sin contar a los corderitos nacidos esa temporada, se dieron cuenta que no sólo faltaban una o dos o diez ovejas, sino que faltaban algunos cientos de ellas…y entonces se dijeron: “¡¿Por qué no haríamos caso al pastorcillo, quien sólo quería ayudarnos?!”, o no, quizás les importó un pimiento y siguieron tan tranquilos, porque al fin y al cabo no les faltaban las riquezas, y unas cientos de ovejas no suponían una pérdida importante…

Al cabo del tiempo, se supo que el pastorcillo ya sólo trabajaba para humildes pastores que tenían cuidado y querían a sus rebaños, y según me contaron, su sueño era tener, por fin, su propio rebaño de ovejas para cuidarlas tal y como creía se merecían ellas…

Los cuentos suelen ser fábulas. Este además es una metáfora. Espero que el desenlace no sea el que le espere a mi proyecto; cuando al final del proyecto, cuando llegue el invierno, en Madrid la AECID haga la justificación del proyecto y repase las cuentas, como los pastores contaron sus ovejas, espero que estén todas y cada una de ellas. Deseo que el pastorcillo estuviera equivocado, porque si no lo está, os aseguro que volverá a su hogar antes que termine el otoño.

Lo único malo de este cuento, la única realidad segura, es que el lobo quizás sí que no se esté comiendo las ovejas de los pastores, pero os aseguro que vacas sí que come, ¡y bien gordas!

Por lo visto, ahora, todos aquellos a quienes nos gusta la carne de verdad, de cordero, de vaca o de lo que sea, hemos dejado de ser ecológicos…
O.

jeudi 18 juin 2009

Sobre ruedas


200 kilómetros separan Rosso, al sur, la ciudad frontera antes de cruzar el río para pasar a Senegal, de Nouakchott, la capital. A media distancia, Tiguent, que durante un corto lapso de tiempo fue capital del nuevo estado independiente, cuando, dicen, la capital se trasladaba hacia el norte al ritmo que la carretera se iba asfaltando, en aquella época en que muchos pueblos africanos consiguieron la independencia del colonialismo pero imitaron formas y estructuras que les eran ajenas. El padre de la nación declaró la independencia de la tierra mora desde Senegal, y con su corte y séquito, se propuso que la capital se instalara en Nouakchott, en el centro del país, a la orilla del mar, en un lugar donde antiguamente, cuando quizás las arenas no eran tan crueles invadiéndolo todo, en este lugar había un importante bosque. En bereber, Nouakchott son dos palabras, nouak y chott, y creo que la segunda significa precisamente eso, bosque, madera, árbol o sinónimos.

En Rosso también colaboramos con cooperativas, así que a veces vuelvo del sur por esta vieja y ondulante carretera, que va dejando al sur las pocas arboledas y la escasa vegetación que se concentra en el sur del país, porque ya el nombre de la capital ha dejado de ser retrato del paisaje de un lugar para ser sólo la denominación urbana de un sitio.

Alguna vez, por este goudron (asfalto en francés, pero aquí se usa como genérico de eso precisamente, de las pocas carreteras y calles asfaltadas, pues calles y carreteras hay muchas más, pero sin ningún tipo de pavimento fijado) me los cruzo. Y debo decir que cierta admiración envidiosa hacia ellos siempre siento.

A menudo, estoy por parar el coche, por decirle al chofer que se les acerque, para poder preguntarles si necesitan algo, quizás un poco de agua. Pero pienso que no necesitaran nada, que van preparados, y no sólo materialmente, sino también psicológicamente para la dura prueba que están viviendo y recorriendo. Quizás agradecerían mi ayuda, pero no quiero estorbarles en su largo y duro camino.

Son ciclistas que cruzan el país cargando sus bicis de bultos que deben resultar una pesadísima carga en las largas subidas de las dunas permanentes por las que surca la carretera. Se les ve que llevan horas pedaleando, bajo el sol. Intento hacer un cálculo de cuanto les falta para llegar al próximo destino (sea una aldea o las únicas tres ciudades de este trozo de ruta, Rosso en el principio, Nouakchott al final y Tiguent a medio camino). Con ese calor, con esas subidas, no creo que puedan cubrir la distancia en una jornada, quizás en dos o tres. ¿Dónde pararan? ¿Dónde dormirán? ¿Alguien les acogerá? ¿Les timarán, les engañaran, les robaran? ¿O les acogerán, les darán cobijo, alimento y agua? Preguntas que si me hago yo, que estoy tranquilo en el 4x4 sabiendo que en cuánto llegue a casa en un par de horas máximo podré darme una ducha, tomar agua bien fría y echarme en la hamaca, en el colchón que hace las veces de sofá o sencillamente en la cama, ¿cómo no se las harán ellos mientras le dan al pedal?¿Les acongoja para seguir rodando, les desanima, les acobarda? ¿O les anima, les curiosea, les ilusiona, les invade la esperanza de vivir novedades en cualquier momento?

Los chóferes, cuando los cruzamos, piensan y dicen que están un poco locos, y no acaban de entender muy bien porqué están pedaleando. Yo igual también digo que sí, que están un poco locos, pero dentro de mi entiendo qué están haciendo, siento admiración y pienso si algún día yo me subiré a una bici, la cargaré de cosas y me echaré a rodar por las carreteras del mundo…

Ánimo ciclistas, dadle a las ruedas, que siempre encontraréis en este país alguien que os sirva un te, os prepare la fresca mezcla de agua, leche condensada o de camello y azúcar que revitaliza y sacia la sed en mitad del calor u os ofrezca parte de su cena y os invite a compartirla del plato con ellos bajo su khaima o, si la noche es calurosa, bajo el techo de estrellas, para que la brisa cálida del desierto disimule tu calor y te haga creer que refresca.

Un saludo a todos los que alguna vez crucen a rueda este país. Si alguno llega a leer esto, le acogeré con mucho gusto en mi casa en Nouakchott y le ofreceré la misma hospitalidad que me han ofrecido algunas gentes de aquí.

O.